Suite du Périple en Equateur…

Je vais tenter de faire un résumé de tout ce que j’ai vu depuis Cuenca mais ça risque d’être difficle car j’ai parcouru pas mal le pays et les paysages et les personnes sont tellement différents d’un endroit à l’autre…

Pour arriver à mon étape sur la côte, Puerto-Lopez, de Cuenca j’ai parcouru dans un bus on ne peut plus confortable, le parc national Cajas, situé entre 4000 et 4500 m d’altitude, qui correspond à un paysage de lande type páramo (comme dans une grande partie des andes), parsemé de lacs glaciaux scintillants …. dire que j’ai failli louper ça en prenant un autre bus qui empruntait une autre route. De là en moins d’une 1h, on s’est retrouvé au milieux des bananeraies et des rizières de la côte méridionale. Changement de bus à Guayaquil, la plus grosse ville d’Equateur, la gigantesque gare routière m’a suffi, ça fourmillait de partout…

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Je suis arrivée à Pto-Lopez en fin d’aprèm, c’est un petit village de pêcheurs très touristique (bcp de merlocs surtout) car c’est aussi de là qu’on peut atteindre l’Isla de La Plata (il y aurait un trésor caché d’où le nom), situé dans le seul parc national du Pacifique équatorien. J’ai donc fait cette fameuse excursion sur l’île le lendemain, c’était génial. J’ai vu des fous à pattes bleues, un albatros et son petit mais le must lors de la traversée c’était de voir les baleines à bosses qui viennent dans ces eaux chaudes du pacifique pour leur reproduction: et hop ouvrez bien les yeux acrobaties en duo des baleines !!!  Enorme d’avoir pu voir ça.

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En quittant la côte j’ai fait ma plus longue journée de voyage, je suis partie à 10h et je suis arrivée à Sto-Domingo à 20h (je comptais rejoindre la Sierra centrale directement mais j’ai pas pu, du coup j’ai  du remonter dans la plaine septentrionale, dormir sur place et atteindre ma destination le lendemain). Je pourrais presque écrire un bouquin sur la vie dans les bus et les gares routières, c’est une bonne manière de voir fonctionner les équatoriens et de goûter les spécialités régionales grâce aux vendeurs ambulants… En tout cas je dis chapeau au fonctionnement du transport routier, la plupart des villes sont bien desservies et on attend pas longtemps pour les correspondances… Bon après c’est vrai que le bus ne part pas tant qu’il n’est pas plein à craquer et qu’ils diffusent des films à la Stallone vraiment stupides.

Après ce dur et long voyage j’ai rejoint Latacunga et fait la connaissance d’un  sympathique British efféminé d’une 30aine d’années (j’ai fait un peu de spanglish du coupSourire). On est allé voir le lac volcanique de Quilotoa le lendemain, sûrement l’un des sites les plus époustouflants avec ces eaux vertes qui miroitent 400 m plus bas et les sommets enneigés des volcans Cotopaxi et Illiniza qui se détachent au loin. Le village et ces structures d’accueil développés pour le tourisme sont entre les mains des indigenas du coin (ce qui est assez exceptionnel dans le pays), la rencontre avec ces habitants à la vie rude et leurs vêtements traditionnels fut tout aussi intéressante que de voir le site de la lagune.

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Dernière semaine à Puyo et début du périple en Equateur

Le samedi avant ma dernière semaine à Puyo j’ai fait une sortie à Kunkuki, à 2h au sud de Puyo, dans la vraie jungle, c-a-d en forêt tropicale humide primaire (non replantée). J’ai eu peur de quitter l’Oriente sans avoir fait ça et en effet ça valait vraiment la peine. Malgré le parcours aventureux qui m’a valu quelques belles chutes,  je n’ai surement pas été déçue du voyage car c’était tout simplement magique. Emeraude et moi sommes parties de Puyo vers 8h, accompagnées de Robin, un shuar étudiant et guide ponctuel au parc Omaere, fin connaisseur de ce coin-là car une partie de sa grande famille vit là-bas (son père a 2 femmes). Dans cette forêt non loin du confluent Pastaza-Palora, sur lequel on a eu une vue époustouflante,  il faisait vraiment à la fois chaud et humide; il y a eu une bonne averse mais grâce aux arbres gigantesques on a été moins mouillé qu’on l’aurait du. La biodiversité y est vraiment impressionnante.  Une multitude d’espèces de plantes, d’animaux et de champignons y forment un filet vivant d’une incroyable complexité. La forêt tropicale humide est largement dominée par les plantes: fougères de toutes les tailles, palmiers gigantesques et fleurs étranges… j’ai vu aussi une quantité impressionnante d’insectes, un minuscule amphibien et un gros lézard apparemment comestible.

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Question boulot au Parc, ce fut une semaine que je qualifierais de « oisive »: on a passé plus de temps à l’accueil à pas faire grand chose qu’à être vraiment occupé à des activités du parc. Ce fut malgré tout riche en visites en français et anglais, Galo voulait que j’en fasse aussi en espagnol histoire de se décharger de son boulot (et pourtant il en a pas des masses) mais je lui ai clairement dit  que je trouvais ça  un peu malhonnête vis à vis des visiteurs qui comprenaient l’espagnol et qui avaient l’occas de faire une visite avec des guides indigènes. J’ai même fait la visite à un couple français dont le mari géologue va intervenir l’an prochain dans mon option à l’Enita: incroyable non!!!!! On a pu voir un serpent non vénéneux qui grimpait le long d’un arbre (c’était le premier que je voyais aussi bien). J’ai fait mes adieux à Chris qui a du quitter Puyo pour son projet de toilettes sèches dans une communauté et je lui ai dit  que même si j’étais contente de mon expérience à Omaere, il fallait qu’ils revoient le travail des volontaires  (histoire que ce soit plus formateur et rythmé au niveau de l’ emploi du temps).

Le vendredi 20 juillet, veille de mon départ, il y a eu une fiesta dans la calle 20 de julio avec chants, danses et musiques traditionnels… cette date correspond aux débuts de la création de la ville (au début du XXe). Comme a dit Teresa: « una fiesta para la despedida de la nejmita » :) J’ai du faire une démo de danse orientale un peu contre mon gré devant une partie de la famille (mais depuis le temps qu’ils me le demandaient je pouvais pas leur refuser). Les adieux à la famille Salinas et à la famille du parc ne furent pas sans émotions (surtout avec les enfants du parc et la petite de Galo, Maité avec son « adios » et son petit signe de la main).

J’ai quitté Puyo samedi matin direction « El pailon del diablo » littéralement « poêle du diable », accompagnée de Camille  (autre volontaire du parc) et la fille de sa famille d’accueil. La cascade du pailon est vraiment impressionante et mérite le détour. On est allé ensuite à Baños :  aprèm promenade en dehors de la ville avec vue sur le volcan Tungurahua, visite d’un zoo (à défaut d’avoir vu des ocelots dans la jungle j’en aurais vu en captivité: magnifiques félins…), tyroliennes sur le rio Pastaza (ça décoiffe!!). Le soir, Enora, Emeraude et Brendan nous ont rejoint pour une dernière soirée super sympa: nuit blanche, bar avec petit groupe de musique, salsas……  et bains chauds sulfureux à la piscine de la Virgen à l’ouverture (5h: il y avait déjà du monde) avec en prime le levée du jour sur les montagnes.

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J’ai quitté mes petits camarades du parc à la gare où j’ai pris le bus pour descendre à Cuenca via Riobamba: j’ai vu le volcan Chimboranzo et la route était vraiment magnifique (heureusement parce que avec la conduite de barjot des chauffeurs, on a ça pour faire abstraction). Aujourd’hui, je suis allée à Ingapirca, un site Inca à 2h de Cuenca: c’était chouette mais ça valait pas les 4h aller-retour…. Demain je visite Cuenca mais ce que j’en ai déjà vu est super mignon, c’est un petit joyau d’architecture coloniale.

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Nota para los voluntarios de Omaere: Allez à Ingapirca si c’est sur votre chemin (pas de Cuenca). Pour ceux qui viendront seuls Clin doeil, j’ai une super adresse à Cuenca qui est pas sur le guide (6 d avec pti déj)   Besitos et bonne fin d’Omaere

J’ai mangé du « cuy asado »

Ça y est j’ai goûté le fameux cochon d’Inde rôti. Bien que j’ai été séduite niveau gustatif ça n’a pas été une réussite pour mon système digestif puisque j’ai eu ma première « mini turista » du séjour, qui m’a d’ailleurs plombé mon dimanche de repos. Et oui je n’ai pas pu aller au « pailon del diablo », les cascades les plus célèbres d’Equateur car j’ai passé une partie de ma journée alitée. Je vous rassure ça n’a duré qu’une journée… Pour revenir au cuy dont vous pouvez voir une photo un peu plus bas (végétariens s’abstenir), il était servi avec des pommes de terre bouillies et une délicieuse sauce aux cacahuètes. A dire vrai j’ai trouvé que ça avait un goût de lapin et de mouton à la fois…

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Les classes vertes ont démarré lundi sous l’égide de nos 2 organisateurs Emeraude et Brendan et l’appui ponctuel des 3 autres volontaires (dont moi). C’est plutôt sympa de voir fonctionner ce petit groupe de 12 enfants, le plus dur c’est quand même de rappeler à l’ordre en espagnol (No, es muy malo de hacer eso… No… No). L’éducation à l’environnement va faire le plus grand bien à certains d’entres eux: entre autre ceux qui prennent le soin de balancer leur déchets à l’EXTERIEUR du parc lorsqu’on explique à la PORTE du parc qu’il ne faut pas détériorer les plantes et jeter des choses dans le parc Indeci.

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Tout n’est pas rose au niveau du boulot du parc, car il est arrivé qu’on transporte des pierres dans des sacs toute la journée pour faire un sentier, c’est tellement formateur n’est ce pas? Quelle exploitation !! Je plaisante à moitié, c’est juste que l’organisation du boulot des volontaires n’est vraiment pas au point, ceci est à revoir par Chris et Teresa (je compte bien leur dire un mot là-dessus avant de partir). L’ambiance reste conviviale dans ces moments-là: on apprend des chansons shuars et on fait des poses jeux avec gages… On a été invité par Galo et Freddy dimanche prochain pour une soirée avec danses et chants shuars… ça risque d’être vraiment sympa (j’essaierai d’en faire un petit film).

Mon séjour à Puyo touche à sa fin dans 10 jours et après il me restera 10 jours pour faire un mini tour d’Equateur, j’ai fait mon programme mais je pense que c’est un peu ambitieux. Ce qui est sur c’est que je vais voir le Pacifique (mais pas à Esmeraldas maman!!) et refaire un tour dans la cordillère…

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ps: Pour revenir à un de mes sujets favoris, j’ai fait un repas marocain pour la famille Salinas: salade poivrons-tomates, tajine poulet-patates et jus d’avocat noix. Bilan positif, ça a fait l’unanimité même si on a mangé le tajine dans des bols et sans pain Sourire
Photos: mobile naturel, photos naturalistes…

Retour de Chris et Teresa

Mon supposé maître  de stage,  Chris Canaday, biologiste ornithologue d’origine américaine  et sa femme shuar Teresa sont revenus bien plus tôt que prévu du Brésil, c’est une chance que je puisse  finalement les voir car ce sont 2 personnes totalement atypiques avec des caractères totalement opposés (Chris est tout cool voire trop cool et Teresa est à 100 à l’heure voire trop autoritaireSourire), et ils s’investissent chacun à leur manière dans la gestion du parc et de la fondation. Chris est en plein projet de mise en place de toilettes écologiques sèches au sein même du  parc avec l’idée de promouvoir ce système et pourquoi pas de l’appliquer dans certaines communautés indigènes d’amazonie. Teresa quant à elle, se consacre plus à la médecine naturelle. Plusieurs fois par semaine, des patients viennent la voir pour divers problèmes de santé: fertilité, problèmes de peau (ils ont guéri des acnés sévères  avec un traitement à base d’urine et de « sangre de drago », un latex rouge sang provenant d’un arbre de la même  famille que le caoutchouc). En ce moment même, un homme shuar d’une 60aine d’années est soigné au parc, il est arrivé avec une tumeur cancéreuse de la taille d’une clémentine au niveau de la plante du piedCri  et voulait trouver une autre solution que l’amputation qu’on lui proposait partout ailleurs. Les effets de son traitement à usage interne et externe  à base de diverses plantes ont déjà fait leurs preuves car la tumeur  a diminué de volume !!

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Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est une bonne chose qu’ils soient revenus d’une part parce qu’ils peuvent nous apporter beaucoup vis à vis de leurs connaissances respectives mais également car ils ont plus l’habitude de travailler avec les volontaires. Je crois que je n’ai pas encore précisé qu’il y avait 2 autres étudiantes super sympas qui étaient arrivées à une semaine d’intervalle (Camille et Enora): nous sommes à présent 5 FRANÇAIS (et aucune autre nationalité c’est dommage). Les activités se sont un peu diversifiées : petit potager avec Teresa, semis (palmiers…), bouturage, réalisation d’étiquettes des plantes et arbres, nettoyage du sentier de Puyo qui mène au parc (c’est peine perdue malheureusement, les promeneurs continuent à pourrir l’endroit avec leurs papiers et emballages), rapage d’écorce médicinale, visites du parc en anglais et français (avec les intempéries de juin et les routes barrées, les touristes locaux se font plus rares)…… Le plus important va démarrer lundi, des classes vertes tous les matins pour enfants de 10-12 ans. On en a même fait la promotion à la télé locale et à plusieurs radios. On a profité du passage à la télé pour demander aux familles de Puyo d’accueillir les autres volontaires et l’effet a été immédiat (jusque là j’étais la seule dans une famille….). La famille Salinas est toujours aussi sympa: le soir c’est sorties avec Monica (« mon élève »), discussions avec les frères (dollarisation, vie en Equateur…), leur mère Tere est aux petits soins avec moi et elle veut me donner des graines de tout ce qu’il n’y a pas « allá » (là-bas) comme elle dit. Son fils Hector a « enlevé » du parc  tous les volontaires dimanche aprèm dernier (Teresa n’était pas très contente): après 2 h de route caillouteuse à l’arrière de la Jeep, on a d’abord eu un point de vue magnifique sur le confluent des rios Puyo-Pastaza  et la selva virgen à perte de vue , puis direction la finca de la famille où il y avait une superbe cascade sous laquelle on s’est baigné tout habillé. Le retour en Jeep n’a fait que nous frigorifié d’avantage… J’ai aussi vu mes 1ers amphibiens du séjour (ça va j’ai pas fait de crise d’hystérie) , des papagayos, un petit serpent …. un dimanche extra. Merci Hector

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PS: Il fait bien plus chaud qu’au début, les pluies diluviennes ont cessé. Du coup les insectes se réveillent. Vous pouvez deviner une cheville ravagée par les moustiques, c’est celle de Neshma (ça sonne plus comme ça quand on m’appelle au parc) voire Nejmita (dans la famille Salinas). A la demande de plusieurs d’entre vous, j’ai glissé quelques photos de moi (1 avec Teresa, 1 avec la petite Gabi, 1 avec Hector et ses parents).  Vous trouverez aussi un magnifique papillon de nuit, une inflorescence de bromeliaceae du parc pollinisée par les colibris…

Grosses bises à tous

 

Un week-end à Baños

Navrée d’avoir un peu laisser tomber mon blog ces derniers-jours mais j’ai eu moins de temps le soir pour aller au cyber car je fais travailler l’anglais à plusieurs personnes de ma famille d’accueil.

Le we dernier on s’est  pris 2 jours  pour aller à Bañ os,  petite ville hautement touristique  situé à 80 km de Puyo en  début de Sierra. Quand je dis « on » c’est Emeraude, Brendan  (les 2 français arrivés après moi) et moi. On est parti vendredi soir et c’est encore notre fidèle Hector qui a proposé de nous porter à la gare routière. On avait pris nos billets et on attendait patiemment notre car qui était censé partir à 19h30. Et là mauvaise nouvelle: à cause des fortes pluies du moment, il y avait eu des éboulements entre Baños et Ambato mais même si les blocages étaient situés après Baños, les cars ne partaient plus (ce temps aussi pluvieux n’est pas vraiment normal: la faute au réchauffement climatique tal vez). Par chance, on a pu trouver un autre car qui allait jusqu’à Baños, plein de petits cafards certes mais il allait nous amener à bon port… enfin c’est ce qu’on pensait. Au final, le bus s’est arrêté devant une file de voitures bloquées par un autre éboulement plus récent sur la route: le contrôleur a alors remboursé une partie du billet en disant qu’il restait 15 min à pied jusqu’à Baños. Tu parles!!! on a attendu que la grue nettoie la route, ça a bien duré 1h30, et après on a grimpé à l’arrière d’une jeep pour aller jusqu’à Baños (on devait être 6 ou 7 personnes) et c’était 20 min de trajet mais en voiture. Enfin tout est bien qui finit bien: après un diner plus que moyen on s’est écroulé de sommeil dans un petit hôtel, « la chimenea » tout neuf  et bien sympa (qui servait un pti déj avec « pain, confiture et jus de mûres maison » délicieux, et oui encore la bouffe je sais mais c’est plus fort que moi).

Le samedi on s’est d’abord promené dans Baños: la ville est encerclée de montagnes andines, c’est super  beau. C’est aussi très propre, on voit bien que c’est une ville touristique Sourire, ça change de Puyo qui est plutôt cracra. Après un almuerzo mejicano, on a fait une ballade à cheval de 4h avec un guide édenté bien drôle mais un peu trop tactile avec la gente féminine. Il y a eu quelques passages difficiles et un peu abruptes mais heureusement nos caballos avaient de l’expérience. On a ensuite passé la soirée dans la rue la plus animée de Baños où il y avait de nombreux petits bars super sympas: ambiance salsa , rock et raggaeton…

Un week-end à Baños Banos3221538

Dimanche: journée VTT en direction du volcan Tungurahua: je vous rassure, on a fait que la descente en vélo. C’était impressionnant, le paysage proche du volcan était dévasté par la précédente coulée de lave de 1999, mais le point de vue était superbe. Il y avait des fumées chaudes par endroits et on entendait même grondé le volcan… La  descente en VTT  jusqu’à Baños fut un peu rude par moment à cause  des portions de routes pavées et donc bien tapeculs…

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Le petit hic du we, c’est qu’on avait prévu un peu just question budget (et biensur on avait tous laissé nos CB à Puyo). Les 15 € de Brendan échangés sur place nous ont bien dépannés mais malgré ça on a du marchandé notre sortie guidée au volcan et notre retour en bus. Ce we avec cheval et tout et tout nous a couté dans les 50 €: ça fait rêver non?

ps: les photos de Baños de Agua Santa au prochain numéro (ça met tellement de temps à charger que je peux pas tout faire en même temps :)
Appel à toutes les personnes qui seraient tentées et pourraient venir en Equateur en juillet. Vous pouvez me rejoindre, je me ferais une joie de visiter l’Equateur avec vous : à priori je m’en vais de Puyo pour voyager un peu en Equateur après le 15 juillet

Noticias de Puyo

Et voilà qu’il y a en fait deux  français en plus,  arrivés jeudi au Parc: Emeraude et Brendan, étudiants en BTS Gestion et Protection de la Nature, ils sont très sympas et le plus drôle c’est que je leur sers parfois de traductrice car leur espagnol est encore moins bon que le mien. Comme on est plus nombreux et qu’il pleut un peu moins on a pu démarré les activités de reforestation  dans le parc: gare aux lombrics violets et aux araignées géantes quand on a les mains dans la terre, enfin tant que je tombe pas sur un crapaud tout va bien (j’ai vu un serpent mais pas encore un seul amphibien, faut dire que je les cherche pas particulièrementRire).

J’ai aussi fait la traductrice espagnol-anglais pour la visite d’une canadienne et d’une irlandaise. J’ai quand même pas mal simplifié les explications sur chaque plante médicinale: c’était pas évident par moment car les mots me venaient plus facilement en espagnol vu mon immersion totale dans la langue. Pendant cette visite, j’ai goûté aux fourmis goût citron… c’est surprenant, on a vraiment l’impression de lécher un citron.

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Pour être honnête, le travail n’est quand même pas très violent et il y a pas mal de temps creux durant lesquels on donne des cours d’anglais aux personnes du parc (le niveau est assez faible en équateur), grâce à la guitare de Brendan on a le droit à des « concerts internationaux » car Freddy (qui travaille au parc)  joue  également de la guitare. Et souvent on « chupamos las cañas » (on mange de la canne à sucre). Bonne ambiance garantie…

Ce dimanche je suis allée au grand marché de Puyo sur le coup des 7h30: c’était un festival de couleurs grâce aux nombreux fruits et  aussi bien ressemblant aux soucs marocains. Il y avait quand même quelques curiosités comme les gros vers tout remuant qui se mangent crus ou cuisinés avec des coeurs de palmiers (je me suis pas laissée tenterIndeci) ou encore les cuyes qui sont  en fait des cochons d’Inde qui se mangent rôtis ( ça a bien fait rire ma famille d’accueil quand je leur ai dit que « cuy » voulait dire tout autre chose en français Rire). Après direction la maison pour la grande réunion familiale dominicale chez mama Tere : il y  avait une 30aine de personnes (les grands-parents chez qui je vis , 7 des 8 enfants, petits-enfants et même 2 arrière-petit-enfants). Les femmes mettent toutes la main à la pâte dès 10h pour préparer le repas du midi et les hommes aident très ponctuellement pour la vaisselle par exemple. J’ai épluché les bananes plantains qui ont servi à faire les « patacones » (rondelles frites dans l’huile). J’en ai eu les mains toutes teintées de marron et toutes collantes et ça été bien difficile à faire partir. Sous une ambiance bruyante et animée on a dégusté des tilapias frits accompagnés de patacones, de riz (comme toujours), de yucca et d’une salade tomates-oignons-poivrons. Pour ceux qui aiment  manger épicé, il y a toujours un bol de « ají » sur la table (espèce de sauce tomate piquante). Une petite  sieste s’est imposée après un tel repas…

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ps: Pour ma tía Domi, Puyo se trouve dans la province Pastaza. Et concernant la cuisine équatorienne je prend notes pour pouvoir faire des essais en France Clin doeil

 

Domingo Libre y 2nda semana

Ce qui est bien avec le Parc Omaere c’est que je rencontre des gens d’un peu partout, j’ai pu croiser un jeune couple d’Angers en périple de 10 mois en Amérique Latine, une allemande de mon âge qui travaillait sur le même projet d’enfants maltraités que l’autrichien que j’avais rencontré dans le bus pour venir à Puyo (que le monde est petit!). J’ai bien sympathisé avec elle et on a décidé de passer notre dimanche ensemble (mon jour de repos). Je l’ai donc rejoint dim matin à son hotel, accompagnée d’Hector qui voulait à tout prix nous portait en voiture au parc de singes que nous voulions visiter. Changement de programme en arrivant à l’hotel car Alexandra avait trouvé un coin encore plus sympa à visiter et un chauffeur pour nous amener: « Hola Vida », un endroit où randonner en pleine selva avec cascades et tout et tout… Chouette journée en vue. Après qu’Hector ait discuté avec notre chauffeur (qui s’avérait être une connaissance, tout allait bien, le voila rassuréRire), nous voila partis sur la route des cascades d’Hola vida. Un barrage de policiers et manque de pot nous voila arrêtés et conduits un peu plus loin dans une sorte de commissariat. On a rien compris avec Alexandra: notre chauffeur est reparti avec une autre voiture sans rien expliquer et en nous disant d’attendre. On a poirauté un bon moment et on a fini par partir en bus direction le parc à orchidées non loin de là. Et heureusement, cette visite nous a bien consolées du début de journée chaotique. Le guide et propriétaire des lieux était d’un enthousiasme incroyable à nous décrire la flore, la faune et la biodiversité qu’il avait pu recréer dans son parc. Le travail réalisé par notre guide et sa femme  en une 20aine d’années  est énorme pour réhabiliter ce bosquet 2ndaire (il y avait quasi rien au départ).

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Visite super intéressante, ça fait plaisir de voir des gens investis comme ça pour la conservation, la protection des richesses naturels de leur pays et  contre l’impitoyable déforestation (près de la moitié du pays).

Après un lundi au Parc, j’ai pu me libérer mardi pour aller à Tena, autre ville de l’Oriente mais dans une autre province à 75 km. Encore une fois merci Hector: il avait une affaire à régler là-bas et a proposé de m’y emmener. Après 2h de route vraiment merdique >> Zoo avec  nombreux animaux de la jungle (dont un singe libre très calin  à qui il manquait un bras et la queue à cause d’une électrocution Triste) / visite du petit village de Misahualli au bord du rio Napo / tilapia et empanada pour almorzar emoticone.

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Ce jeudi, une stagiaire française arrive au Parc et la semaine prochaine, il y aura encore 2 ou 3 français de plus: c’est plutot cool mais j’espère que je vais continuer à parler espagnol pendant la journée malgré ça…

Ps: Le climat est chaud et humide, mais juin et juillet sont les mois les plus pluvieux et étant à 900m d’alt le climat est plus agréable qu’à l’intérieur de l’Oriente. Il fait env. 23-25º ms ça descend pas mal qd il pleut.

Une journée typique à Puyo

Levée à 7h30 (même si je voulais dormir plus, je ne pourrais pas compte tenu  de l’agitation incroyable de la maison et de l’extérieur  et ceci dès 7hIndeci  )                                  

Pti déj:  jus de fruits du jour ( de  naranjillas, fruit locaux à gout d’orange amère/ papaye/ pamplemousse/ ananas…)  ; boisson chaude à base de lait sucré et d’avoine(muy dulce); pain au fromage.

J’ arrive au parc en 8 min à peine vers les 8h15. Le travail sur place est assez varié : en général, je suis toutes les visites guidées par Galo (l’indigène shuar), son frère ou encore par des stagiaires du lycée professionel de Puyo (malheureusement, ils finissaient leur stage vendredi ).

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Selon le public; écoliers, étudiants ou touristes; les explications sont différentes, du coup j’apprend des choses nouvelles à chaque visite. La visite commence dans une habitation recouverte de feuilles de palme,  celle-ci est typique des Huaoranis, l’un des peuples indigènes de l’Oriente. Ensuite, à travers les petits sentiers du parc, on découvre une multitude de plantes et arbres aux usages divers: alimentaires, médicinaux, artisanaux, de construction. .. il y a tellement d’espèces utiles dans ce seul parc qu’il faudrait plus de 2 mois pour toutes les retenir. La visite se termine par un passage dans une maison typique de Shuars, la communauté la plus importante de l’Oriente (40 000 hab). De l’intérieur de cette habitation,  grâce  aux parois en chonta pambil, une sp de palme locale, on peut voir sans être vu. C’était primordial pour voir arriver l’ennemi.  Rites et Coutumes shuars sont présentés par le guide autour des sarbacanes et des reliques de têtes réduites…. d’animaux. Les shuars sont connus pour leur pratique de réduction de têtes de l’ennemi ou « Tsantsa », c’est pour cela qu’on les surnommait les « Jivaros ».

Durant cette première semaine, j’ai aussi  participé à la réalisation d’un sentier, peint les panneaux d’indication du parc, fait de la paperasse (passionant travail), appris à faire des bracelets indiens avec les fibres de palme, lu des bouquins sur les plantes dans la petite bibliothèque du parc.

La pluie étant un élément perturbateur pour les travaux de terrain du parc et comme il pleut quasi la moitié du temps, il y a quelques temps morts durant lesquels j’aide Freddy, le frère de Galo à faire ces exos d’anglais ou joue avec les enfants qui vivent sur place Rire

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J’ai pu voir le perroquet poudré du parc (Amazona farinosa) ainsi que des petits singes qui sont venus manger la banane plantain que je leur proposais Sourire

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Je rentre entre 12h et 13h30 dans ma famille d’accueil pour « el almuerzo » qui se compose d’une soupe (souvent à base de yucca ou manioc, tubercule cultivé aussi dans la jungle, de plantains avec poisson ou poulet), d’un plat principal toujours à base de riz et de viande ou poisson et d’un jus de fruits. Teresa, mon « hotesse » me demande  toujours si « allá » (là-bas chez moi) il  y a du sucre, du riz, l’eau coupée n’importe quand… etc

La journée se finit vers 17h. Une fois rentrée, j’ai rarement une minute à moi car la maison ne désemplit pas (de la journée d’ailleurs Sourire). Les membres de la famille  vont et viennent à l’heure de la « merienda » (c’est le diner> café + pain au fromage). Je fais la cosette  en espagnol ou  en anglais pour ceux qui veulent  apprendre ou progresser (pour moi c’est un peu compliqué par moment car je me mélange les pinceaux)…. Ils me questionnent beaucoup sur les façons de vivre  et le cout de la vie en France et au Maroc…

Le fils ainé Hector et sa femme Carmen me sortent pas mal: je suis allé à un spectacle de danses traditionnelles de tout l’équateur dansées par les enfants des écoles de la région.

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Dodo bien mérité sur le coup des 23h .

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PS: Maman, j’ai pas pu prendre de photos des costumes pendant le spectacle car j’étais un peu loin ms je tacherai d’en prendre quand ce sera possible. Pr le maitre de stage c’est pas si grave c’est juste que j’étais en contact avec lui et qu’il a plus l’habitude de s’occuper des volontaires qui viennent. 

1er jour à Puyo

le 06/06

Levée avec le jour et direction Puyo pour prendre un pti dej, je pensais pas en avoir autant quand j’ai demandé un ‘desayuno’ dans un petit estancot:  viande grillée et riz, oeuf poché, pain, jus de papaye (un régal) et café étrange… pti dej typique, copieux et délicieux.

J’ai alors rejoint ma famille d’accueil: un couple d’une 60aine d’années et l’une de leur fille  (sur 8 enfants). Le deal c’est logée, nourrie (et plutot bien) contre conversation en anglais avec leur fille qui souhaite se perfectionner pour son boulot… pas mal comme deal , non?

A vrai dire, j’ai eu un petit passage à vide en arrivant au Parc: je me suis sentie un peu seule,  l’espagnol c’est pas facile des qu’on veut vraiment converser, la barrière de la langue c’est quand meme pas rien.

La famille d’accueil est super sympa, « tu pareces a una ecuatoriana », ça c’est la phrase récurrente à chaque fois que je rencontre un nouveau membre de la famille, du coup j’explique que je suis à moitié marocaine et là c’est le défilé de questions… D’ailleurs, question famille c’est vraiment comme au Maroc.

Arrivée au parc Omaere

Après ces 5h15 de bus, taxi direction le Parc… C’est là que j’ai réalisé que mon pti sac à dos était plus léger, résultat des comptes : lunettes de soleil, boite de bonbons, Figolu et et .. lecteur MP3 en moins (pr ce dernier je n’y ai pensé que dans la nuit), la poisse !!!!! Je pense que ca s’est passé pendant ma microsieste de 10 min ds le bus (quelle naive: un 1er controleur, non officiel je suppose, m’a prié de mettre mes sacs au dessus; j’ai qd meme eu la présence d’esprit de garder mon portefeuille et mon appareil photos sur moi).

Traversée du rio Puyo sur un pont mobile, la jungle est toute proche…J’ai été accueilli par un indigène shuar  qui s’occupe de la fondation et du parc avec Chris Canaday, mon présupposé maitre de stage, que je ne verrai meme pas car il est parti au Brésil pour 2 mois (je l’ai appris à Bogota en consultant mes mails, il était désolé, moi aussi décue surtout Mecontent)

J’ai alors dormi dans la maison en bois du Parc (type Lodge) : longue nuit pas des plus reposantes avec tous les bruits de la jungle, de pluie incessante et de poulailler.

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